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Histoire de Compiègne /L'Histoire vue par la presse locale

La défaite française et l'arrivée des troupes allemandes dans la Compiègnois

Journaux à télécharger

Ce que vous découvrirez dans le journal

Journal du 10 septembre :
Page 1,  colonne 1 : les dernières nouvelles du front, un article de Léon Gambetta
Page 2 ,  colonne 5 : une correspondance de la bataille de Sedan, datée du 4 septembre ; la capitulation de l’Empereur et suite de l’article page 3, colonne 1, 2 et 3
Page 3 , colonne 4 : les nouvelles de Compiègne et les mesures prises dans l’attente de l’arrivée des Allemands

Journal du 17 septembre :
Page 1 colonnes 2, 3 et 4 : arrivée des allemands à Château Thierry et attente de Compiègne, ville encerclée par les troupes ennemies
Parcourir la page 2 où sont relatés les mouvements des troupes Prussiennes autour de Compiègne
Page 3, colonne 1 : arrivée des Uhlans place de l’Hôtel de Ville
Page 4 colonne 1 : un appel de Victor Hugo à la fraternité des peuples
Page 4, colonne 3 : récit de la prise des Tuileries le 4 septembre

Journal du 28 septembre :
Parcourir l'ensemble du journal qui relate l'occupation commune par commune

Le contexte historique

 Après l’affront  de la dépêche d’Ems, provocation du chancelier Bismarck, la presse parisienne appelle à la guerre. La mobilisation est signée le 14 juillet. Le 15, elle est approuvée par le Corps législatif. Malgré les ultimes avertissements d'Adolphe Thiers ("Vous n'êtes pas prêts !", criait-il aux parlementaires belliqueux), le Corps législatif français vote aussi les crédits de guerre. Le 16 juillet, le maréchal Bazaineest placé à la tête du 3 corps de l'Armée du Rhin. Le 19 juillet, Napoléon III poussé par une opinion publique enflammée -notamment par la presse- déclare la guerre à la Prusse. Les États allemands prennent alors parti pour la Prusse qui paraît agressée. Cette décision provoque un rassemblement enthousiaste des Parisiens devant le palais des Tuileries. Peu se rendent compte que l'armée française est mal préparée à cette guerre. Les Allemands mettent au point une stratégie offensive, alors même que les Français sont persuadés que ceux-ci n'attaqueront pas
Au début du conflit, la France dispose de 265 000 soldats réunis dans l'Armée du Rhin contre 500 000 soldats prussiens auxquels s'ajoutent les forces de quatre États allemands du sud, soit un total de 800 000 soldats. La mobilisation terminée, les troupes françaises comptent 900 000 soldats contre 1 200 000 soldats allemands et prussiens.
L’armement français est moins adapté à la guerre moderne : le canon Krupp allemand en acier se charge par la culasse, tandis que son homologue français est en bronze et se charge par la bouche
Enfin ce conflit (après la guerre de sécession américaine) marque le déclin irrémédiable de la cavalerie qui avait dominé les champs de bataille pendant 150 ans. La cavalerie française était supérieure à celle des prussiens mais l'artillerie prussienne rendait les charges de la cavalerie française inutiles.
Le 27 juillet, l'impératrice Eugénie est nommée régente de l’Empire.
Le 28 juillet, Napoléon III, accompagné du prince impérial âgé de 14 ans, se rend à Metz pour prendre la tête de l'armée ; or il est malade et incapable d’assumer le commandement en chef. L’armée prussienne avait au contraire à sa tête un chef remarquable, von Moltke.
Le 4 août, bataille de Wissembourg première bataille qui se solde par la retraite des troupes françaises du maréchal Mac Mahon devant les troupes prussiennes du Kronprinz.
Le 6 août, bataille  de Froeschwiller-Woerth lors de laquelle la IIIe armée allemande du Kronprinz de Prusse met en déroute les troupes françaises du  maréchal de Mac-Mahon. Strasbourg, investie dès le 9 août, capitula le 28 septembre.
Le 12 août, Napoléon III, malade, laisse le maréchal Bazaine prendre la tête de l'armée.
Le 16 août : bataille de Mars la Tour en Moselle. Les restes de l'armée du maréchal de Mac-Mahon se replient sur le camp de Châlons.
Le 20 août, début du siège de Metz -où Bazaine a été contraint de s’enfermer avec 177.000 hommes- par la IIeme armée prussienne.
Le 25 août, ayant reconstitué une armée le maréchal de Mac-Mahon, accompagné de Napoléon III, passe à l'offensive avec 120 000 soldats pour tenter de percer les troupes prussiennes et dégager le maréchal Bazaine de Metz. Il doit cependant prendre la direction de Sedan, car la route directe est barrée par les armées prussiennes.
Le 31 août, deux armées prussiennes, avec 240 000 hommes et 700 canons, sous les ordres des princes royaux de Prusse et de Saxe à la poursuite des troupes françaises du maréchal de Mac-Mahon, la bataille de Sedan commence
Le 1er septembre : Dès le début, en observant les combats de Bazeilles, le maréchal de Mac-Mahon est blessé, et remplacé par le Général Ducrot puis par le général de Wimpffen. Cette succession de chefs engendre un plan de bataille incohérent. Au final, les troupes désorganisées se replient sur la citadelle de Sedan. Encerclées et sous le feu de l'artillerie des Allemands qui tire sur la ville citadelle, Napoléon III fait hisser le drapeau blanc, pour éviter un massacre. Il est 16h30 la bataille est perdue. Le général de Wimpffen commande la reddition de la ville.
Le 2 septembre, L'empereur Napoléon III est fait prisonnier.
Le 3 septembre : Napoléon III est emmené en captivité en Allemagne
A Paris, les républicains demandent le 3 septembre la déchéance de l'Empire. Le 4, le peuple envahit le Palais-Boubon, et Léon Gambetta à la tribune proclame la chute du régime impérial. Accompagné de Jules Favre et de Jules Ferry, il se rend à l'hôtel de ville et proclame la république : un gouvernement provisoire, sous la direction de Favre et du général Trochu, est constitué. C'est un Gouvernement de défense nationale, qui ordonne la résistance à outrance avec des éléments improvisés mais il ne réussira qu’à prolonger la lutte.
Le 13 septembre les troupes allemandes occupent la vallée de l’Oise et de l’Aisne ; un détachement de uhlans entre pendant quelques heures dans Compiègne
Le 20 septembre, le siège de Paris commence et va se prolonger jusqu’à l’armistice (28 janvier 1871). L’armée de la Loire, commandée par d’Aurelle de Paladines, celle du Nord, commandée par Faidherbe, celle de l’Est, commandée par Bourbaki, après quelques succès initiaux, échouent dans leurs tentatives de sauver Paris.
Les préliminaires de Versailles (26 février) furent confirmés par le traité de Francport (19 mai 1871). La France perdait l’Alsace (moins Belfort, que la défense de Denfert-Rochereau avait sauvegardé), et une partie de la Lorraine (avec Metz). L’occupation d’une partie du territoire national était prolongée jusqu’au paiement d’une indemnité de cinq milliards de francs. De cette guerre allait s’ensuivre une guerre civile, la Commune de Paris ; ainsi que, -suite à la volonté de Revanche, et du refus d’abandon de l’Alsace-Lorraine- la Grande Guerre (1914-1918).