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Histoire de Compiègne /Les monuments de Compiègne

L'Hôtel-Dieu Saint-Nicolas

L'Hôtel-Dieu Saint-Nicolas (photo SHC)Au XIIe siècle, l'hôtel-Dieu Saint-Nicolas de Compiègne s'implante au bord de l'Oise, au débouché du pont permettant le franchissement de la rivière, à proximité du château royal dont subsiste l'énorme donjon. Il aurait succédé à une première fondation de l’abbaye Saint-Corneille. Cet établissement charitable reçut de saint Louis de riches dotations et de multiples faveurs et fut reconstruit et agrandi par ce souverain qui passe à juste titre pour son véritable re-fondateur. Cent trente-quatre pauvres et malades avaient chaud, dormaient dans un lit individuel, étaient nourris et consolés. En 1257, après ces travaux, saint Louis et son frère le roi de Navarre y transportent le premier malade, enveloppé dans un drap d'or.

Un tableau de Dupuy de la Roche (1819-ap. 1888), daté de 1849 et conservé dans l'ancienne salle capitulaire, représente cet épisode fameux de la légendaire charité du saint roi. Une autre toile de même sujet exposée au Salon de 1846 par l’allemand E. Ihlée (Cassel, 1812 – Cassel, 1895), est actuellement conservée au musée de Mayence. Cet hôpital était desservi par des religieux et les soeurs de Saint-Augustin y demeurent jusqu'à la Révolution, puis sont remplacées par des sœurs de la Charité. Depuis sa réunion à l’Hôpital général, en 1894, les grandes salles de l’ancien Hôtel-Dieu ont été aménagés en salles de réception ou d’exposition et ornées des étendards des corporations créés lors des fêtes de Jeanne d'Arc de 1930-1935.

La salle capitulaire garde ses boiseries et la chapelle Saint-Nicolas un magnifique retable sculpté en bois de chêne, resté anonyme; il est orné d’une peinture de Nicolas Chaperon, datée de 1639. Ce chef-d’oeuvre d’art baroque, est dû à la générosité de Marie de Médicis et de la famille Legras.

Texte de François Callais

Pour en savoir plus, vous pouvez acheter ou consulter l'ouvrage suivant :
- dans Bulletin 20 "L'hôpital de Saint-Nicolas du pont" ,de D. Ozanne,1933, 100 pages