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Histoire de Compiègne /Histoire de nos rues ...

Le quartier des Sablons

Quelque peu enclavé au centre de l'agglomération compiégnoise, le quartier des Sablons est délimité par les rues de Paris, des Sablons et le boulevard des Etats-Unis avec un "excroissance" vers les rues Saint-Joseph et de la Glacière. De fait, il n'est qu'un fragment de l'ancienne plaine des Sablons qui allait jusqu'en lisière de forêt, constituée de terrains sablonneux d'où son nom. La rue Mulot de la Ménardière rappelle l'existence de la vaste propriété de ce littérateur qui suivit les Seize Carmélites dans leur martyre. Correspondant de soeur Euphrasie de l'Immaculé Conception, sa cousine, ses lettres furent saisies et sous la fausse désignation de prêtre "réformé" (!), le malheureux monta à l'échafaud avec ses compagnes d'infortune en 1794. Non loin s'élève toujours l'ancien hôpital Saint-Joseph. A l'origine, ce fut une maison d'éducation pour jeunes filles bâtie par les Soeurs de Saint-Joseph de Cluny en 1842-1843. Ce pensionnat, laïcisé en 1905, subsista jusqu'en 1914. Réquisitionné au profit des hôpitaux militaires, il fut transformé dès 1922 en clinique chirurgicale, par le docteur Henri Woimant. Devenu maison de retraite en 1998, ce vaste édifice de style néoclassique, en partie inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, attend aujourd'hui une complète réhabilitation. Dans le jardin, se trouve la tombe de Fournier-Sarlovèze, maire de Compiègne de 1904 à 1935 et, donnant sur la rue, une belle chapelle conserve trois fresques monumentales de Dupuy de la Roche évoquant la vie de la Vierge (1849). Ce quartier résidentiel compte également l'une des plus anciennes écoles de Compiègne, dite Saint-Germain, fondée sous Louis-Philippe et reconstruite en 1883, ainsi que le collège Gaëtan Denain (1869-1960), du nom du dévoué directeur, de 1909 à 1923, de l'école Hersan voisine.
Par Eric Blanchegorge, président de la Société historique