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Histoire de Compiègne /Histoires pitoresques

Compiègne 1918

Les bombardements de 1918 (photo Hutin)Pour Compiègne, 1918 fut une année terrible et exaltante. Terrible, car de mars à septembre, à la suite de l’offensive allemande, Compiègne se retrouve à quelques kilomètres du front et doit être évacuée sous le feu des batteries ennemies qui détruisent alors plus de 400 maisons. Exaltante, puisque Compiègne est la ville choisie par le Maréchal Foch pour signer l’Armistice dans la clairière dite de Rethondes le 11 novembre 1918.
Afin d’illustrer cette période, nous avons trouvé deux recits croisés qui illustrent, pour le premier, la vie quotidienne de Compiègne sous la pluie des obus, pour l’autre le quotidien des soldats du front repoussant inlassablement la poussée ennemie entre Compiègne et Noyon.

- Le premier récit a été écrit par un membre de la Société historique de Compiègne, Robert Lefèvre, qui réunit dès 1924 les témoignages de cette époque, au travers d’un livre «Compiègne pendant la guerre 1914-1918»
Bien que n’ayant pas été témoin direct des événements qu’il relate, Robert Lefèvre réussit par la qualité de son écriture à nous faire passer l’esprit de résistance de toute une ville et le drame des destructions qui s’accumulent chaque jour.

- Le second récit est extrait des « Carnets de guerre d’Alexis Callies, 1914-1918» (1). Alexis Callies est un capitaine d’artillerie qui a laissé un remarquable témoignage sur toutes les batailles de la Grande Guerre, la Marne, Verdun, Chemin des Dames, Champagne, et enfin la bataille du Matz entre juin et septembre 1918, aux portes de Compiègne. Il nous rapporte le point de vue peu connu de l’artilleur, quelque peu méprisé de l’infanterie, mais qui risque néanmoins sa vie quotidiennement, tout en paraissant très préoccupé de son avancement au milieu de la mitraille.

Puissent ces deux évocations nous rappeler cette terrible période où toute l’Europe s’affronta dans un combat mortel.

(1) édtion ANOVI - www.anovi.fr