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Notre actualité/Les colloques de la SHC

Les colloques de la SHC

Le colloque "Compiègne et le cheval" au Château de CompiègneColloque "Le cheval et la Ville",

L'affiche du colloque "Compiègne et le cheval"Palais de Compiègne

Le colloque "Compiègne et le cheval" au Château de Compiègnegalerie Natoire


JOURNEE D'ETUDE
Vendredi 14 janvier et samedi 15 janvier 2011
Lycée Pierre d'Ailly de Compiègne, 136 Boulevard Etats Unis
60200 Compiègne


"DU COLLÈGE DE COMPIÈGNE AU LYCÉE PIERRE D’AILLY "

 
40 anniversaire de l’installation du lycée Pierre d’Ailly dans le Quartier des Avenues
440 anniversaire de la fondation du collège de Compiègne
600 anniversaire de la publication de l’Imago mundi de Pierre d’Ailly
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Exposition et journée d’études organisées par le lycée Pierre d’Ailly, la Société historique de Compiègne, l’Association des Anciens Elèves du Collège de Compiègne et du Lycée Pierre d’Ailly, la Société d'histoire moderne et contemporaine et l’Amicale des personnels du lycée Pierre d’Ailly. 
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            Le collège[1] puis lycée de Compiègne a longtemps été localisé à l’ombre du château, rue d’Ulm (actuel collège Ferdinand Bac). Dès l’entre-deux-guerres mondiales pourtant, l’accroissement des effectifs avait rendu les bâtiments historiques du collège insuffisants, notamment en raison de la scolarisation d’effectifs féminins à partir de 1928. D’où la création d’un collège de jeunes filles en 1941 (actuel collège Jacques Monod).  En octobre 1949, la transformation en lycée - qui regroupe les deux collèges sous une dénomination plus prestigieuse - se réalise enfin. Ce lycée est alors dédié au cardinal Pierre d’Ailly sur proposition de Jacques Mourichon, conseiller municipal, et président de la Société historique de Compiègne. L’explosion scolaire des années soixante ne fit que confirmer l’évidente exiguïté des locaux. A la rentrée 1970, les lycéens prirent donc possession d’un nouveau lieu de vie et d’études, situé en lisière de forêt, autour de l’ancien petit château du comte Foy, construit en 1879 pour les besoins de la chasse à courre. Ce site était d’ailleurs déjà utilisé depuis 1946 comme internat pour les jeunes filles, et avait connu diverses extensions au cours des années cinquante et soixante.
           
             Le quatre cent quarantième anniversaire de la fondation du collège de Compiègne en 1571, et le quarantième anniversaire du transfert du lycée Pierre d’Ailly de son emplacement historique à son emprise actuelle pour la rentrée scolaire 1970/1971, offrent donc  l’occasion, pour le lycée, la Société historique de Compiègne, l’Association des Anciens Elèves du Collège de Compiègne et du Lycée Pierre d’Ailly (AAECL), et l’Amicale des personnels du lycée Pierre d’Ailly, d’organiser une journée d’études intitulée Du collège de Compiègne au lycée Pierre d’Ailly : un patrimoine, des institutions, des hommes,ainsi qu’une exposition sur La vie au collège de Compiègne et au lycée Pierre d’Ailly d’après les collections du lycée et de l’AAECL.
           
             Au cours de cette journée, différents aspects de l’histoire des institutions scolaires compiégnoises seront en effet étudiés. Fondé grâce à un legs du curé de Saint-Jacques Mathieu Boscheron à la fin du XVIe siècle, le collège de Compiègne, d’abord tenu par des laïcs, le fut ensuite par des congrégations religieuses (Jésuites, puis Bénédictins) avant d’être définitivement laïcisé pendant la Révolution française. Ecole secondaire communale sous le Consulat, puis simple collège sous l’Empire - ce terme, repris de l’Ancien Régime, ne recouvre plus à partir de cette date la même réalité -, il le demeura jusqu’en 1949, malgré les vœux réitérés des autorités locales et de l’AAEC, qui souhaitaient la promotion du collège au rang de lycée. Un patrimoine varié porte témoignage de cette longue histoire. L’un des buts de cette journée est de faire connaître certains des lieux de mémoire de l’enseignement secondaire à Compiègne : bâtiments, œuvres d’art, livres, ou même instruments et appareils donnés par Napoléon III au cabinet de physique du collège Louis-Napoléon en 1862. In fine seront évoqués les hommes qui ont fréquenté ces lieux et incarné ces institutions : élèves, professeurs, principaux, aumôniers. L’AAEC, fondée en 1873, unit dès l’origine la municipalité, l’administration du collège, les anciens élèves et les professeurs dans un même culte pour l’enseignement des Humanités et la sélection par le mérite. Cette association, qui existe toujours aujourd’hui sous le nom d’AAECL, est la mémoire vive du collège et du lycée. Mais le rayonnement et le prestige du collège de Compiègne, puis du lycée Pierre d’Ailly, tiennent surtout aux professeurs qui y ont dispensé leur enseignement. Plusieurs d’entre eux ont en effet acquis une large notoriété. Proche de Paris, le collège puis lycée de Compiègne a ainsi accueilli à leurs débuts une pléiade de jeunes professeurs - le Père Le Tellier, appelé à devenir le confesseur de Louis XIV, au XVIIe siècle ; le Père de Clorivière au XVIIIe ; Augustin Thierry au XIXe ; Henri Clouard, François Furet, Annie Kriegel, Jean Tulard ou Michel Rouche au XXe - promis à une brillante carrière qui les éloigna vite de Compiègne. D’autres professeurs, introduits eux aussi dans les milieux intellectuels parisiens, y firent l’essentiel de la leur, auréolés, pour leurs élèves, du prestige d’une reconnaissance médiatique nationale, voire internationale (Michel Drucker, spécialiste de Renoir, Serge Jouhet, et Roger Judrin notamment).
           
             Le lycée Pierre d’Ailly est donc l’héritier d’une longue histoire, remontant à la fin du XVIe siècle, qui a tissé des liens étroits entre cette institution, son patrimoine, sa communauté scolaire et la ville de Compiègne. Lieu de vie, lieu d’enseignement et foyer de culture, il cherche à maintenir, au seuil du XXIe siècle, une tradition pluriséculaire d’excellence scolaire.
 
Eric GEORGIN, coordonnateur de la journée d’études,
Vice-président de la Société historique de Compiègne.

[1]  Le terme Collège a plusieurs fois changé de sens depuis la fondation du collège de Compiègne en 1571. Le Dictionnaire de l’Académie française, dans sa première édition de 1694, le définit comme « un lieu destiné pour enseigner les lettres, les sciences, les langues &c. dans lequel d'ordinaire demeurent plusieurs Professeurs ou Regents (sic). » Lors de la Révolution française, la Convention supprime les collèges, mais le terme réapparaît sous l’Empire, dans un sens nouveau. « Collége (sic) se distingue [désormais] de lycée [création du Consulat en mai 1802] en ce que le premier est un établissement municipal dont la gestion appartient à la ville […]; dans le second, tout relève de l'État. L'enseignement est à peu près le même dans ces deux ordres d'établissements, les colléges se modelant autant que possible sur les lycées […]. »  Emile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1877. Cette distinction restera valable jusqu’au milieu du XXe siècle. Il faut pourtant noter que, pendant la période de la Monarchie constitutionnelle (1814-1848), les anciens collèges de l’Empire furent rebaptisés collèges communaux, comme ce fut le cas à Compiègne, alors que les lycées devenaient des collèges royaux. On notera par ailleurs qu’au XIXe siècle, et dans la première moitié du XXe siècle, l’enseignement primaire et l’enseignement secondaire sont deux ordres d’enseignement distincts, et que l’école primaire ne prépare pas à l’enseignement secondaire, sauf exception. On rappellera enfin que les lycées scolarisèrent longtemps leurs élèves des classes élémentaires jusqu’au baccalauréat. Il fallut attendre la réforme Capelle-Fouchet de 1963 pour que les lycées soient délestés de leur premier cycle (création des CES, collèges d’enseignement secondaire). Ce n’est donc qu’à partir de la deuxième moitié du XXe siècle que le primaire prépare au secondaire, que le collège a pris le sens d’établissement d’enseignement  du premier cycle du second degré (de la sixième à la troisième), tandis que lycée prenait le sens d’établissement d’enseignement du second cycle du second degré (de la seconde à la terminale).
 
 


Vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 octobre 2008

COMPIÈGNE ET LE CHEVAL

Conférenciers : Eric Georgin, vice président de la SHC

Heure de la conférence : 9h30
Lieu de la conférence : Château de Compiègne et Ecole d'Etat major

La Société historique de Compiègne consacre son huitième colloque à un sujet en plein renouveau historiographique, l’histoire du cheval. Elle se propose en effet d’étudier différents lieux de mémoire de cette histoire à Compiègne, à travers un parcours à la fois chronologique et thématique ouvert sur des perspectives d’avenir.
Cheval de travail, cheval de guerre et cheval de sport ont donc laissé chacun leurs traces dans le plan de notre ville. C’est d’ailleurs au cheval et à la chasse que Compiègne doit non seulement son existence, mais aussi cette communion avec la nature que les projets urbanistiques contemporains cherchent à prolonger, dans une démarche à la fois traditionnelle et novatrice.
A l’heure où la question d’un développement durable est au cœur des débats de la cité, le cheval est de retour dans bien des villes de France et d’Europe.